Conseil municipal du 24 septembre 2026

Unis pour Rambouillet est intervenu sur plusieurs dossiers majeurs : l’opération de la Giroderie, la patinoire, l’avenir de la SEMIR, ainsi que, lors des questions orales, l’adaptation de la ville aux canicules, la rénovation énergétique du patrimoine de la SEMIR, l’avenir des occupants de Smart City et sur les transports à Rambouillet.

Programme immobilier « La Galopée »à la Giroderie  : notre groupe obtient le report des garanties d’emprunt, nos doutes ont été confirmés en commission,
Les délibérations 3 et 4 du conseil municipal prévoyaient que la Ville apporte sa garantie aux emprunts destinés à financer des logements sociaux dans le cadre de l’opération de la Giroderie.
La première concernait Seqens, pour l’acquisition en VEFA de 63 logements, avec un prêt d’un montant total de 15 082 923 €. La seconde concernait la SEMIR, pour 81 logements. Au total, les deux opérations représentaient donc 144 logements sociaux.
Après avoir étudié le dossier et consulté les permis modificatifs auprès du service urbanisme, notre groupe a soulevé plusieurs interrogations sur la programmation définitive de l’opération. Il nous avait notamment été indiqué qu’une évolution de la répartition entre les catégories de logements aurait été demandée par la Direction départementale des Territoires (DDT).
Notre position a été claire : nous ne remettons pas en cause le principe du logement social. Mais lorsque la commune garantit des emprunts de plusieurs millions d’euros, le conseil doit se prononcer sur une programmation et des financements définitivement arrêtés.
Nous avons aussi relevé un écart : les délibérations identifiaient 144 logements sociaux sur 256, alors que d’autres éléments du projet évoquaient 206 logements locatifs sociaux et intermédiaires. Nous avons interrogé la municipalité sur la destination des 62 logements correspondant à cet écart. Faute de réponse, Madame le Maire a accepté le report des délibérations.
La commission urbanisme du 7 octobre a permis d’apporter des éclaircissements.
Le programme a été remanié à la suite des demandes de la DDT. Les délibérations en sont issues et étaient donc correctes, mais elles ont été préparées rapidement.
Les 62 logements « manquants » seront donc vendus en accession. Le programme Vinci compte ainsi 144 logements sociaux sur 256 (56,25 %). Les 20 logements en bail réel solidaire (BRS) ont été refusés par la DDT.
Avec European Homes, autre programme immobilier à côté de la Galopée, (50 logements, 100 % sociaux), on atteint 194 logements sociaux sur 306, soit 63,4 % pour l’ensemble du quartier.
Nous soutenons le logement social, mais nous défendons une mixité sociale pour éviter les concentrations et la stigmatisation du quartier. Nous avons réaffirmé en commission que nous ne partagions pas ce projet, tout en comprenant les contraintes liées à la loi SRU. À nos yeux, le quartier est trop dense pour permettre une véritable mixité sociale.
C’est pourquoi nous avons demandé une étude sur les flux routiers, regrettant qu’elle n’ait pas été réalisée en amont. Nous avons également demandé une révision ultérieure de la carte scolaire. Les enfants du quartier sont rattachés à l’école de La Louvière, ce qui limitera d’autant plus la mixité sociale et scolaire.
Nous restons mobilisés pour que le quartier s’intègre le mieux possible, avec ses habitants. Mais un programme mal stabilisé et des études réalisées après coup illustrent l’amateurisme de la majorité municipale. Cela nous inquiète…

Patinoire : mesurer réellement les bénéfices de la solution synthétique. Notre groupe partage l’objectif de rechercher une patinoire moins consommatrice d’énergie et d’eau. Le recours à une surface synthétique permet notamment de supprimer le groupe froid et la préparation permanente de la glace.
Nous avons néanmoins rappelé qu’au stade du lancement du marché, le coût réel de cette nouvelle solution n’est pas encore connu. À titre de comparaison, l’édition 2025 représentait 106 632 € de dépenses, un coût net de 42 525 € pour la Ville et avait accueilli 13 985 visiteurs.
Nous avons demandé que le choix du prestataire ne repose pas seulement sur le prix et les performances environnementales, mais prenne également en considération la qualité de la surface et le confort de glisse. Nous souhaitons surtout qu’après cette première saison, un bilan comparatif avec 2025 soit présenté au Conseil : coût réel, consommation d’énergie et d’eau, fréquentation et satisfaction des utilisateurs.
Nous pourrons ainsi déterminer objectivement si cette nouvelle formule est effectivement plus sobre et moins coûteuse tout en préservant le plaisir de patiner.

Le bailleur social SEMIR : quelle ambition pour les vingt prochaines années ?
L’examen du rapport consacré à la SEMIR nous a conduits à poser une question plus stratégique.
Son rôle historique dans le logement est essentiel. Mais ses statuts lui permettent également d’intervenir dans l’aménagement urbain et le développement économique, ainsi que dans la construction et la gestion de bureaux, commerces, locaux d’activités ou équipements.
Pourquoi ne pas utiliser davantage ces possibilités ?
Nous avons proposé d’engager une réflexion sur une SEMIR susceptible d’accompagner des projets économiques structurants, de porter du foncier ou de l’immobilier d’entreprise, de faciliter l’installation d’activités, de soutenir le commerce ou encore de participer à la reconversion de sites stratégiques.
Cette réflexion nous semble d’autant plus nécessaire qu’une augmentation du capital de la SEMIR est envisagée.
Si la Ville renforce financièrement cet outil, nous estimons qu’un débat doit parallèlement être engagé sur sa stratégie à moyen et long terme : que voulons-nous faire de la SEMIR pour Rambouillet dans les vingt prochaines années ?

Cinéma : le Conseil s’est également prononcé sur la cession à sa valeur nette comptable du matériel utilisé pour le cinéma temporaire à La Lanterne à la Société Nouvelle des Cinémas de Rambouillet.
Nous avons interrogé la municipalité sur les conséquences de cette cession pour le Ciné-Club, qui ne disposera plus de ce matériel alors que les discussions avec le Ciné-Paradis semblent encore rencontrer certaines difficultés, notamment tarifaires.
Madame le Maire a indiqué rechercher une solution permettant à terme aux activités du Ciné-Club de trouver leur place au Ciné-Paradis. Dans l’attente, celui-ci pourra utiliser ses anciens équipements afin de maintenir les neuf soirées prévues.
Nous avons insisté sur la nécessité de préserver cette activité, dont les séances rencontrent un véritable succès et constituent un atout pour la vie culturelle rambolitaine comme pour le nouveau cinéma.
La délibération relative à la cession du matériel a ensuite été adoptée.

QUESTIONS ORALES
Canicules : quel plan d’adaptation pour Rambouillet ?
À la suite des fortes chaleurs de l’été, notre groupe a interrogé la municipalité sur son plan d’adaptation de Rambouillet aux épisodes caniculaires, appelés à devenir plus fréquents et plus intenses.
Nous avons notamment demandé quelles mesures seraient prises rapidement dans les écoles et les bâtiments municipaux accueillant du public, et si la Ville avait sollicité les dispositifs d’aide financière disponibles.
Madame le Maire a annoncé la présentation d’un plan canicule lors d’un prochain Conseil municipal.
Notre groupe a également attiré l’attention de la municipalité sur d’autres financements mobilisables, notamment les aides destinées aux équipements de rafraîchissement ainsi que le programme EduRénov de la Banque des Territoires.
Nous prenons acte de ces engagements et serons particulièrement attentifs à la présentation du plan annoncé ainsi qu’à sa traduction concrète dans les écoles et les crèches.

SEMIR : la deuxième question orale a porté sur les conditions de vie des locataires de la SEMIR lors des fortes chaleurs.
Plusieurs logements, notamment dans le secteur de La Louvière, ont été confrontés cet été à des températures très élevées. Notre groupe a donc demandé un état des lieux de la performance énergétique du patrimoine de la SEMIR et, surtout, des précisions sur le programme de rénovation énergétique envisagé pour les prochaines années.
Madame le Maire, également présidente du conseil d’administration et directrice générale de la SEMIR a indiqué que La Louvière 3, La Louvière 5 et Jean Monnet sont classés C, tandis que La Louvière 4, comprenant notamment La Demi-Lune et le 51 rue du Muguet, est classée D. Cette dernière résidence a été identifiée comme devant faire l’objet d’une prochaine opération de rénovation énergétique, avec notamment la question de l’installation de volets ou de dispositifs d’occultation.
Aucun calendrier précis n’a toutefois été annoncé à ce stade, les opérations devant encore faire l’objet d’études, d’une programmation budgétaire et d’une validation par le conseil d’administration.
Pour notre groupe, les épisodes caniculaires renforcent la nécessité d’accélérer cette politique : la rénovation énergétique doit améliorer le confort d’hiver, mais également permettre aux logements de rester habitables lors des fortes chaleurs estivales.

Smart City : quel avenir pour les entreprises, associations et emplois ?
Enfin, nous avons interrogé la municipalité une nouvelle fois sur le devenir concret des entreprises et associations actuellement installées à Smart City.
Depuis la reprise de la gestion transitoire du site par la Ville, l’objectif annoncé est une libération complète des bâtiments au plus tard le 31 décembre 2029.
Notre question ne portait pas sur le projet destiné à succéder à Smart City, déjà débattu au Conseil, mais sur les conséquences de cette période transitoire pour les entreprises, associations, salariés et bénévoles actuellement présents sur le site.
Nous avons demandé à connaître le nombre de structures appelées à partir en 2026 puis en 2027, celles ayant déjà trouvé de nouveaux locaux et, surtout, combien pourront demeurer à Rambouillet, s’installer dans une autre commune de Rambouillet Territoires ou seront contraintes de quitter le territoire.
Nous avons également interrogé la Ville sur l’accompagnement proposé aux structures qui n’ont pas encore trouvé de solution et sur le calendrier envisagé pour celles qui resteront sur place en 2028 et 2029.
Enfin, nous avons demandé la mise en place d’un tableau de suivi régulièrement actualisé, permettant au Conseil municipal de suivre la situation de chaque entreprise ou association, son calendrier prévisionnel de départ et sa future implantation lorsqu’elle est connue.
Cette transparence nous semble d’autant plus nécessaire que, selon nos calculs présentés en séance, la période de gestion transitoire représente environ 945 000 € pour la collectivité.
La municipalité a confirmé qu’aucune prolongation générale au-delà du 31 décembre 2029 n’était envisagée.
Concernant l’accompagnement, la Ville se défausse envers Rambouillet Territoires, pour trouver des solutions pour les entreprises. Un accompagnement doit également être recherché pour les associations.

Madame le Maire a enfin indiqué qu’un travail individualisé de suivi des occupants était en cours et que certaines structures avaient déjà engagé leur relocalisation, voire identifié une solution. À ce stade, la municipalité n’a toutefois pas communiqué les chiffres précis demandés concernant les départs prévus en 2026 et 2027 ou la destination future des différentes structures.
Nous resterons donc attentifs à ce suivi. Au-delà de la libération immobilière du site, l’enjeu est de préserver autant que possible à Rambouillet et sur son territoire les activités, les associations et les emplois aujourd’hui présents à Smart City.

Transports : notre groupe est également revenu sur les difficultés persistantes rencontrées par les usagers des transports en commun (correspondances bus-train) à Rambouillet, sujet sur lequel nous avions déjà interrogé la municipalité au mois d’avril.
À l’époque, il nous avait été indiqué que les difficultés constatées avaient été signalées à Rambouillet Territoires, Île-de-France Mobilités et au délégataire, avec l’annonce d’un retour progressif à la normale au cours du printemps.
Plusieurs mois plus tard, nous constatons malheureusement que la situation est encore pire. Nous avons notamment signalé que les nouveaux horaires appliqués par Transdev avaient dégradé les correspondances entre les bus et la quasi totalité des TER et Transilien.
Cette situation est particulièrement pénalisante pour les habitants qui utilisent conjointement le train et le réseau de bus. Elle conduit également à voir circuler certains bus avec très peu de passagers alors même que les besoins de mobilité restent importants !
Nous avons donc demandé à la municipalité où en étaient les discussions entre Rambouillet Territoires, Île-de-France Mobilités et le délégataire, et surtout si des améliorations concrètes des horaires et des correspondances étaient prévues.
Madame le Maire a rappelé que la compétence transports relevait de Rambouillet Territoires. Elle a néanmoins confirmé que les réclamations reçues par la Ville étaient transmises. Elle a également indiqué avoir écrit au directeur général d’Île-de-France Mobilités afin de l’alerter sur les difficultés rencontrées par les usagers, en appui aux démarches de la communauté d’agglomération.
Au-delà de la question de la collectivité compétente, notre interrogation reste donc entière : quelles modifications concrètes seront apportées afin de rétablir des correspondances efficaces entre les bus, les TER et les Transilien ?
Pour les Rambolitains qui utilisent quotidiennement les transports en commun, c’est bien l’amélioration effective du service qui doit désormais être au cœur des échanges entre les différentes collectivités, Île-de-France Mobilités et le délégataire.

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